11 mars 2009

Comme d'habitude les départs c'est un peu la mission impossible du voyage.
On a beau dire qu'on se reverra un jour, faire comme si de rien n'était, on
a quand même une ambiance de deuil qui plane, alors on fait la fête la
veille et on entend pas le réveil qui sonne à 5 heures du matin. Claire
ouvre un oeil, jette un regard sur l'heure. 'Quoi ? 6 heures 25!! Notre bus
est à 7 heures!!!aie aie aie!!!les bagages sont à peine faits mais on
speed, on entasse tout, on jette nos gros sacs sur le dos et on court
pour attraper un taxi. Heureusement pour nous, les bus africains ont aussi
leur petits retards et nous arrivons juste à temps. Après quelques
réflexions on avait décidé de partir pour la Mauritanie. Mais comme vous
dira n'importe quel africain ici "L'homme propose, dieu dispose" on ne sait
pas ce que ça vaut mais dieu n'a apparemment pas disposé cette fois ci.
A Nioro,la ville avant la frontière, nous prenons un taxi collectif pour
atteindre le poste frontière car les bus maliens n'ont pas l'autorisation.
Notre taxi man voulant faire un détour pour éviter le poste de police à la
sortie de la ville empreinte la piste et slalome dans la brousse, entre
les buissons épineux et les termitières géante. Il finit par se perdre, le
sahel cest bien beau mais on voudrait pas y rester! Finalement le taxi
man retrouve le goudron tout en chantant une prière. Voila que nous
arrivons au poste frontière. " Pas de visa?" "Ben... euh comme en venant on
l'a acheté à la frontière on croyait que c'était pareil ici..." "Non, ici
c est pas pareil il faut retourner à Bamako"...  Les deux comédiennes
endossent donc le rôle d'émigrées qui se font recaler à la frontière comme
des moins que rien. Ah les frontières. On attend en vain sous une espèce de
natte que quelqu'un passe à cette frontière pour nous ramener à Nioro. Pour
terminer un Français se pointe la aussi avec le même problème que nous,
"il croyait que..." et bien non. Nous retournons en taxi bredouilles à Nioro
où nous prenons la décision solennelle de continuer notre route ensemble
vers Dakar au lieu de retourner à Bamako qui se trouve à 500 kms de là et
où nous avons déjà fait nos adieux.
Dakar pas besoin de visa. Ouf. Et en tant qu'Européennes pas besoin de
bakchich non plus. Mais pour tous les autres c'est 1000 francs aux douaniers ou
tu restes. Corruption quand tu nous tient!
A Dakar nous sommes hébergées chez un ami qui fut un disciple de Hamadou
Hampate ba, grand écrivain malien, un homme âgé et très mystérieux. Un
sage respecté par tout le monde. C'est assez impressionnant.
Quant au Sénégal, il y a ici comme un goût de vacances avec le sable
blanc et les palmiers. Mais nous pensons maintenant au retour. Nous avons
aujourd'hui trainé dans le port de Dakar entre les dockers et les
containers immenses grâce à un laisser passer obtenu avec de gentils
sourires. Notre objectif ? Trouver un bateau de marchandises qui va vers
l'Europe où on pourrait travailler en échange du voyage. L'idée était
belle, mais un peu utopique il est vrai. Nous avons discutaillé dur
auprès des commissaires, des capitaines... Mais les temps ont changé. Il
faut des assurances, des contrats... ou beaucoup d'argent. Oh il y a bien
un port étrange avec des bateaux chinois et quelques conteneurs vides
prêts à accueillir du monde, mais là bas on sent vite que le toubabou ne
doit pas trop traîner. Qu'importe, on aura vraiment vu un coin étonnant
de Dakar. Différent de la ville, étonnamment occidental, avec des
buildings partout, de grandes avenues, des tas de blancs et très peu de
cours, très peu de paillotes. On est pas super fan...
Bref on rentre par la voie terrestre. Juste le temps de faire un visa
cette fois ci et on y va.
D'ailleurs on se dit à bientôt !

Claire et chloe

Posté par maternage à 15:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Comme d'habitude les départs c'est un peu la

Nouveau commentaire